À propos

Diplômée de l’École Nationale d’Arts de la Villa Arson en 2009, Jeanne Moynot décline son appétence pour le visuel et le vivant sur des supports variés (spectacles, performances, installations, vidéos). Au fil de ses projets, elle dessine un monde parsemé de punchlines, peuplé de vitraux en poubelle et de monuments en papier. Chaque oeuvre est un épisode construit sur la mise en récit d’aventures personnelles qui lui offre à chaque fois la possibilité de vivre une expérience spécifique, tant existentielle que pragmatique : découvrir son homosexualité au coin d’une étagère en rangeant son atelier, prendre la mesure du temps qui passe en pratiquant la composition florale, s’interroger sur le vivre ensemble en se promenant à la SPA. Avec humour, elle joue avec les stéréotypes culturels et fait tomber les masques. Elle met en évidence nos contradictions et montre que les rôles sociaux que nous endossons sont parfaitement versatiles et qu’ils peuvent être retournés contre nous en un clin d’œil. 


© Paul Garcin

Son travail est montré dans 
le champ du spectacle vivant, notamment au Festival Actoral (Marseille), au Théâtre le Cité Internationale (Paris) dans le cadre du programme News Settings de la Fondation Hermès, aux SUBS (Lyon), au T2G Théâtre de Gennevilliers, au Centre Georges Pompidou (Paris). En duo avec Anne-Sophie Turion, elle crée les formes scéniques Bordel (2017), Le poil de la bête (2018), Ça reste entre nous (2018) et Belles plantes (2019). Elle participe à de nombreuses expositions collectives (à la Fondation Pernod Ricard, au Musée National de Bucarest, au Bâtiment d’Art Contemporain de Genève…). En 2014, elle réalise Dirty Windshields, sa première exposition personnelle à Futura (Prague), suivie de Mon dieu en 2015 à Tripode (Nantes) et Mes sentiments distingués en 2019 au Confort Moderne (Poitiers). Jeanne Moynot est accompagnée par Actoral, bureau d’accompagnement d’artistes.