Bonjour, je me présente, je m’appelle Jeanne Moynot et…

je décline mon appétence pour le visuel et le vivant sur des supports variés (spectacle, performance, installation). Au fil des projets, je dessine un monde parsemé de punchlines, peuplé de vitraux en poubelle et de monuments en papier.

Chaque pièce est un épisode basé sur la mise en récit d’aventures personnelles qui m’offre à chaque fois la possibilité de vivre une expérience spécifique, tant existentielle que pragmatique : découvrir mon homosexualité sur un coin d’étagère en rangeant l’atelier que je partage avec ma comparse Anne-Sophie Turion (Bordel, 2017), prendre la mesure du temps qui passe en pratiquant la composition florale (Belles plantes, 2019), explorer mes frayeurs archaïques en fabriquant artisanalement des effets spéciaux de cinéma (Le poil de la bête, 2018).

Je me mets en scène, accompagnée d’une galerie de personnages (sonores, vidéos ou live) : mes amies (Anne-Sophie Turion dans On lâche rien en 2016, Élodie Petit dans Grande Crue en 2017), un groupe d’enfants homophobes en situation de handicap (Fils d’hétéros, 2018), un videur de boîte de nuit, une bénévole de la SPA et un ancien prêtre (Mes sentiments distingués, 2019). Je partage des récits à la première personne dans une langue crue, cruche, cruelle ou cruciale, m’adonne au rap.

Avec humour, je joue avec les stéréotypes culturels et fait tomber les masques. Je mets en évidence nos contradictions et montre que les rôles sociaux que nous endossons sont parfaitement versatiles et qu’ils peuvent être retournés contre nous en un clin d’œil.

Plusieurs de ces projets sont réalisés avec ma comparse Anne-Sophie Turion. Pour les mener à bien, nous sommes accompagnées par Actoral, bureau d’accompagnement d’artistes.

Bienvenue chez moi.

Sentir le fauve, 2010 – dimensions variables